La Clémentine de Corse, dossier de presse
San Giuliano, le 23 septembre 2002
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Contact scientifique :
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(*) les partenaires : AREFLEC, APRODEC, CHAMBRE d'AGRICULTURE, CEBFL, CIVAM BIO CORSE, INRA-CIRAD, LYCEE AGRICOLE, ODARC, SRPV
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SOMMAIRE
- Communiqué de presse
- L'histoire du clémentinier
- Présentation de la clémentine
- La diversité génétique des agrumes
- Les principales caractéristiques de la clémentine
- La filière en quelques chiffres
- Les signes de qualités
- La clémentine issue de l'agriculture biologique
- L'intérêt nutritionnel et diététique
- Quelques recettes
- Les partenaires
1 - COMMUNIQUE DE PRESSE
Issu d'un semis de hasard un extraordinaire petit fruit a été découvert il y a juste 100 ans.
La Clémentine, aujourd'hui commune sur nos marchés, est un croisement naturel entre une fleur de mandarinier et du pollen d'oranger. De ce mariage est née une graine qui a été semée parmi d'autres graines de mandariniers, à Misserghin, près d'Oran en Algérie par le Père Clément (Vincent RODIER, 1829 - 1904), pour obtenir des mandariniers.
Quelque temps après, il isole un arbre aberrant ne ressemblant pas à un mandarinier !
A sa première récolte, il découvre des fruits bien plus colorés que la mandarine, à saveur douce et musquée. Ce nouveau fruit est baptisé ‘Clémentine' par la Société d'Horticulture d'Alger en l'honneur de son sélectionneur. Elle est officiellement décrite pour la première fois en 1902 dans la Revue Horticole par le docteur TRABUT, chercheur à Maison Carrée.
La Clémentine est un fruit apprécié pour son absence de pépin et son épluchage facile. Fruit de la vitalité et de la santé, elle est riche en vitamines et minéraux. La Clémentine donne des couleurs à nos hivers. Cultivée sous le soleil automnal de la Corse, elle offre le meilleur de son terroir. La clémentine est le fruit de la Corse par excellence.
La Corse présente des conditions idéales pour la recherche et le développement d'une activité agrumicole :
Les travaux de la SRA (station mixte de recherches agronomiques) INRA-CIRAD, qui depuis plus de 40 ans permettent la sélection et l'établissement de vergers sains et adaptés,
- Une des plus belles collections d'agrumes au monde, cette extrême diversité des ressources génétiques (plus de 1100 variétés) est gérée en France par la SRA,
- Une profession dynamique dont les principales missions sont d'instruire et de déposer un dossier d'origine (Indication Géographique Protégée), deux dossiers de qualité (Certification de Conformité Produit et Label Rouge). 2002 est l'année de la certification de la Clémentine de Corse,
- Un territoire favorable à la culture biologique des Clémentines, qui laisse ainsi s'exprimer les arômes d'une agriculture adaptée et respectueuse de l'environnement.
La Clémentine de Corse sera à l'honneur cette année, la filière agrumicole Corse* désireuse de célébrer ce centenaire vous donne rendez-vous dès le mois d'octobre et vous propose d'assister aux Journées Nationales de la Clémentine à Antisanti, de vous rendre à l'Exposition sur les 10 ans de la conférence de Rio au Parc de la Tête d'Or à Lyon, de participer à la Fête de la Science à San Giuliano ou à la Fête du Goût à Colmar.
2 - L'HISTOIRE DU CLEMENTINIER
L'histoire des agrumes a commencé il y a bien longtemps en Asie du Sud-Est où l'on en connaît la culture depuis le début du premier millénaire avant Jésus Christ. Pourtant, en Europe, les agrumes peuvent être considérés d'introduction récente. Même si le cédratier (Citrus medica L.), premier agrume introduit dans le bassin méditerranéen, est présent en Grèce depuis le IIIème siècle avant J.C., l'oranger (Citrus sinensis (L.) Osb) et le citronnier (Citrus limon (L.) Burm) ne sont arrivés en Europe qu'au Xème et XIIème siècle après J.C.. Le mandarinier (Citrus reticulata Blanco), quant à lui, n'est arrivé en Europe qu'au XIXème siècle.
Le clémentinier (Citrus clementina Hort. ex Tan.), dont le bassin méditerranéen est le premier producteur au monde avec près de 4 millions de tonnes, est bien plus jeune que les autres variétés cultivées. Comme la plupart d'entre elles, le clémentinier est une variété naturelle apparue spontanément. Elle est née en Algérie à la fin du XIXè siècle. Arrivée en Corse en 1925, elle n'est présente sur nos marchés que depuis les années 1950.
L'histoire de la découverte de ce petit fruit, si recherché pour sa couleur, sa facilité d'épluchage et son absence de pépin, mérite d'être contée. C'est en Algérie, à Misserghin près d'Oran, à l'orphelinat des Pères du St Esprit, que le Père Clément (Vincent Rodier, 1829-1904), directeur des pépinières de l'orphelinat, sélectionna cet agrume. Il réalisa un semis de pépins de mandariniers. Parmi les plants obtenus, il isola deux arbres aberrants ne ressemblant pas à un mandarinier. Quelques années plus tard sur l'un des deux il put ramasser des fruits plus colorés que la mandarine, à saveur plus douce et musquée. Ce fruit d'abord appelé « Mandarine du Père Clément » fut baptisée par la Société d'Horticulture d'Alger : « Clémentine » en l'honneur du Père Clément qui en fut le sélectionneur.
Quelle est donc l'origine génétique du clémentinier ? Nous avons la certitude que son origine est hybride puisque lors d'un semis de pépins de mandarinier Commun les plants se développant peuvent avoir deux origines génétiques. En effet, comme beaucoup d'agrumes, les pépins du mandarinier Commun sont polyembryonnés (en moyenne 4 embryons par graine). Parmi ceux là, un seul provient de la fécondation (fusion des gamètes) et les autres ne sont que le développement de cellules du tissu nourricier, le nucelle. Ces derniers vont donc développer des plants identiques au parent maternel, le mandarinier, tandis que l'embryon issu de la fécondation dit embryon zygotique va donner un agrume aux caractéristiques (phénotype) visuellement dissemblables. Ce dernier peut provenir d'une fécondation soit par le propre pollen du mandarinier, soit par du pollen d'une autre variété ou espèce d'agrume. Compte tenu de la variabilité existante au sein même des gènes du mandarinier Commun, dans tous les cas, l'embryon zygotique va donc donner, si il se développe, une plante dite aberrante ou phénotypiquement différente du mandarinier. Donc le clémentinier est bien un hybride. Mais qui est donc le pollinisateur, en quelques sortes le père du clémentinier ?
On a longtemps cru que l'oranger amer, le Bigaradier Granito (Citrus aurantium L.), fut le pollinisateur car sa présence fut observée dans le verger de l'orphelinat par le Dr. Trabut, (Revue Horticole N°10 du 16 mai 1902). Les marqueurs moléculaires de l'ADN utilisés depuis une dizaine d'années à la SRA INRA CIRAD de San Giuliano pour la caractérisation variétale et l'étude de la diversité génétique des différentes espèces d'agrumes de la collection nous ont permis de retrouver le pollinisateur. Il s'agit d'un oranger doux (Citrus sinensis (L.) Osb.) dont on ignore encore l'identité variétale.
Dépourvu de polyembryonnie (un seul embryon /pépin), le clémentinier n'a pu être multiplié que par greffage. Néanmoins il présente une caractéristique génétique très intéressante, il est auto-incompatible, c'est à dire que ses ovules ne peuvent pas être fécondés par son propre pollen. Ceci associé à la parthénocarpie (développement du fruit sans fécondation) permet dans un verger ne contenant que des clémentiniers de produire des clémentines sans pépin. Réellement cultivé depuis environ 1950, on dénombre aujourd'hui plusieurs dizaines de variants de clémentiniers touchant essentiellement l'époque de maturité (octobre à mars), la coloration et la taille des fruits. Ils sont tous issus de mutations spontanées affectant les bourgeons.
Nous fêtons donc, en 2002, les 100 ans de la Clémentine.
3- PRESENTATION DE LA CLEMENTINE
La clémentine est un petit fruit pesant entre 70 et 80 g. facile à éplucher et sans pépin. De couleur orange aux reflets rouges, elle présente parfois une légère coloration verte en début de saison (novembre).
La culture du clémentinier reste essentiellement limitée à l'ouest du bassin méditerranéen (Tunisie, Algérie, Maroc, Espagne, Corse et Sud de Italie).
La Corse est la seule région française de production de clémentines avec environ 20 000 tonnes par an pour un verger avoisinant les 2000 ha.
Les clémentines cueillies en Corse sont vendues avec feuilles. Celles ci sont une garantie de fraîcheur : en effet, elles se dessèchent plus rapidement que le fruit et se détachent du pédoncule. Ce signe distinctif, garant d'une maturité atteinte sur l'arbre, est aujourd'hui obsolète car une petite partie de la production espagnole est également vendue avec feuilles En effet, depuis les années 90, et dans un souci de valorisation, les clémentines corses ne subissent pas de déverdissage en chambre froide (traitement à l'éthylène visant à provoquer artificiellement la coloration du fruit en faisant disparaître la chlorophylle de l'écorce).
La clémentine n'est véritablement présente sur nos marchés que depuis les années 50 et pourtant, elle est aujourd'hui nettement à la première place des ventes dans le groupe des mandarines. En effet, entre octobre et février, la clémentine est l'agrume qui a le plus la faveur des consommateurs pour sa saveur, sa facilité d'épluchage, son absence de pépin, son bel aspect ainsi que sa taille qui correspond à une "portion individuelle". La clémentine est un fruit moyennement énergétique, l'apport calorique s'élève à 46 k-calories pour 100 g de poids net de fruit soit environ 20 à 25 k-calories par fruit. La clémentine fait partie des fruits les plus riches en vitamine C, le taux moyen de vitamine C atteint 41 mg aux 100 g. de fruit ( INTERFEL 1999).
4- LA DIVERSITE GENETIQUE DES AGRUMES
La diversité génétique repose sur les variations de séquences d'ADN codantes (gènes) ou non codantes. Le changement de la séquence d'un gène peut éventuellement entraîner une modification qualitative ou quantitative de son expression, et par conséquent de son produit, la protéine, et in fine du phénotype de l'individu. La diversité génétique résulte donc de l'ensemble des phénomènes de modification de l'ADN (mutations, recombinaison sexuée) associé aux effets de la sélection naturelle ainsi qu'à l'action de l'homme. Certains facteurs notamment ceux liés à la reproduction ont fortement influencé la diversification génétique en favorisant ou en limitant les flux de gènes.
Les agrumes regroupent 3 genres botaniques, Poncirus, Fortunella et Citrus, originaires du sud-est asiatique. Le genre Citrus est le plus diversifié puisqu'il comprend plusieurs milliers de variétés réparties sur 16 ou 156 espèces, selon les taxonomistes. Cette diversité relativement importante trouve sa source dans la compatibilité sexuelle interspécifique et la polyembryonnie (apomixie partielle). En effet, de nombreux génotypes hybrides (inter ou interspécifiques) ont pu ainsi être créés et multipliés végétativement par le développement d'embryons nucellaires génétiquement identiques au parent maternel. La sélection humaine s'est manifestée dans un premier temps, il y a plusieurs millénaires, sur la domestication des agrumes d'intérêt et, par la suite, sur le maintien et la multiplication des variants. Ce n'est qu'à partir du début du XIXème siècle que l'homme a réellement essayé d'orienter la création d'hybrides en contrôlant la pollinisation. Le XXème siècle a vu le développement de techniques augmentant la variation de forme d'un cultivar (mutagenèse) ou des biotechnologies (création d'hybrides somatiques). Ceci étant, la plupart des variétés commerciales sont issues de variations ou d'hybridations spontanées.
Cette diversité s'apprécie le plus aisément par la multitude de formes (feuilles, fruits morphologie de l'arbre, ...) de couleurs et de goûts (fruits). Dans une collection aussi importante que celle de la SRA de l'INRA-CIRAD de San Giuliano (environ mille accessions) où la grande majorité des espèces répertoriées est représentée, il est possible d'évaluer quantitativement et qualitativement la diversité globale des agrumes dans un environnement à faible contrainte sanitaire. La caractérisation variétale est réalisée selon les standards de description internationale préconisés par l'IPGRI (International Plant Genetic Ressource Institut) et l'UPOV (Union Pour l'Obtention Végétale). Ces travaux mettent en exergue des éléments marquants de la diversité phénotypique comme par exemple, la couleur des fruits qui varie entre le violet, le rouge, le rose, l'orange, le jaune et le vert avec une large gamme de nuances, le calibre des fruits allant de 1 à 30 cm de diamètre, la forme des feuilles (mono, di, tri ou penta-foliée), la période de maturité, la présence et la longueur des épines, l'architecture des arbres, etc....
La diversité revêt également des formes plus ou moins difficiles à observer qui nécessitent souvent la mise en place de protocoles lourds et l'utilisation d'appareils de laboratoire parfois sophistiqués (ex : l'influence du porte-greffe sur la variété, le comportement vis à vis d'un pathogène, la composition chimique en huiles essentielles des feuilles et du péricarpe,...). Le développement des marqueurs moléculaires de l'ADN a permis de mieux cerner l'organisation de la diversité des agrumes (relations interspécifiques) et de l'évaluer quantitativement (diversité allélique, hétérozygotie). Nous concluons donc que 3 espèces, les cédratiers (Citrus medica) les pamplemoussiers (C. maxima) et les mandariniers (C. reticulata) sont à l'origine des principales pseudo espèces regroupant les variétés économiquement importantes : orangers (C. sinensis), citronniers (C. limon), pomelos (C. paradisi), et limettiers (C. aurantifolia). Le maintien et la multiplication de ces espèces économiques ont pu être assurés par la polyembryonnie ou les techniques horticoles pour les variétés les plus récentes. La diversification s'est faite par accumulation de mutations somatiques. Sur le plan pratique, l'amélioration par la fécondation sexuée ne peut être envisagée que sur les espèces génitrices. Pour les cultivars commerciaux seules les techniques de modification ponctuelle pourraient apporter parcimonieusement des caractères nouveaux sans bouleverser le phénotype global.
Le clémentinier (C. clementina) est un hybride récent (100 ans) dépourvu d'apomixie partielle et par conséquent, sa suivie repose uniquement sur la multiplication par greffage. Les mutations somatiques spontanées ont apporté de la variabilité que les sélectionneurs ont préservée selon les critères de production tels que l'époque de maturité, le calibre et les qualités organoleptiques des fruits.
5- LES PRINCIPALES CARACTERISTIQUES DE LA CLEMENTINE
La composition de la clémentine se rapproche de celle des autres fruits "Citrus', tout en présentant quelques particularités originales.
La teneur en eau est élevée (86,9 %), ce qui confère à cet agrume un grand pouvoir désaltérant.
La saveur sucrée de la clémentine est due aux glucides, présents à raison d'environ 10 g aux 100 g de pulpe (les glucides sont un peu plus concentrés vers la base, leur teneur diminue légèrement vers le pédoncule). Il s'agit essentiellement de saccharose (70 % des glucides totaux), le reste étant constitué en parties égales par du fructose et du glucose. On a aussi identifié d'autres substances de nature glucidique : des composés aromatiques très typés et caractéristiques des agrumes (hespérosides, naringosides).
Les acides organiques (en très grande majorité de l'acide citrique, avec de petites quantités d'acide malique) sont plus ou moins abondants selon les variétés, mais leur teneur est généralement comprise entre 0,6 g et 1 g aux 100 g. Ils sont moins abondants que dans les autres agrumes (orange: 1,2 %; pomelo: 1,9 %; citron : 5 %). De ce fait, l'équilibre sucres/acides organiques est relativement élevé, ce qui confère à la clémentine une saveur plus douce que celle des autres agrumes.
Les autres composés énergétiques sont peu abondants: 0.7 g de protides aux 100 g. et 0,2 g de lipides. Ces substances jouent un rôle essentiel pour la vie de ce fruit (constitution des noyaux cellulaires, participation aux structures membranaires), mais n'ont pas de réelle importance sur le plan nutritionnel.
L'apport calorique de la clémentine s'élève à 46 kcalories (192 kJoules) aux 100 g. ce qui situe ce fruit au niveau de l'abricot, du melon ou de l'orange (fruits moyennement énergétiques). A noter que pour une clémentine (d'un poids net moyen de 45 à 55 g), l'apport énergétique ne dépasse pas 20 à 25 kcalories.
La richesse en vitamine C constitue une des caractéristiques les plus intéressantes de la clémentine, qui fait partie des fruits qui en renferment le plus : le taux moyen de vitamine C atteint 41 mg aux 100 g (il peut varier entre 20 et 62 mg).
Dans la clémentine, la vitamine C est accompagnée de différents pigments (dérivés flavonoïques, anthocyaniques et xanthophylles) possédant une activité "vitamine P". Ces pigments renforcent et potentialisent l'action de la vitamine C, en particulier en ce qui concerne la protection vasculaire (ils sont capables d'augmenter la résistance des capillaires sanguins).
Les autres vitamines sont nombreuses, et présentes à des taux non négligeables pour des fruits frais:
- 0,3 mg pour la provitamine A
- 0,55 mg pour la vitamine E
- et pour les vitamines du groupe B, des teneurs variant entre 1 µg pour la vitamine B8 (biotine) ou 26 µg pour la vitamine B9 (acide folique), et 0,3 mg pour la vitamine B3 (ou nicotinamide).
On a identifié un très large échantillonnage de substances minérales et d'oligo-éléments.
Avec une teneur de 145 mg aux 100 g, le potassium est l'élément minéral qui arrive en tête, ainsi qu'il est habituel dans les végétaux frais.
Le calcium atteint 26 mg aux 100g. Dans la clémentine, il est associé à des acides organiques relativement abondants, et à une bonne quantité de vitamine C, ce qui favorise son assimilation par l'organisme. On trouve aussi, dans la clémentine, du magnésium (11 mg), du fer (0,35 mg), ainsi que du cuivre, du zinc, du manganèse, et différents oligo-éléments à l'état de traces.
Les fibres sont moyennement abondantes (1,4 g aux 100 g). Pour l'essentiel, ce sont des celluloses et hémi-celluloses assez tendres, constitutives des parois cellulaires du fruit.
A noter : Le jus extrait de la clémentine renferme tous les éléments nutritionnels du fruit, à l'exception des fibres. Les teneurs vitaminiques sont légèrement diminuées, en particulier la vitamine C (sensible à l'action de l'oxygène de l'air), dont le taux est de l'ordre de 30 mg aux 100 g.
6- LA FILIERE EN QUELQUES CHIFFRES
La profession agrumicole s'est rajeunie depuis 12 ans grâce aux producteurs de clémentines : 25% des exploitants ont moins de 40 ans et 50% ont entre 40 et 60 ans.
En 2000, la taille moyenne des exploitations spécialisées en clémentines est de 20 ha.
Le potentiel de production en agrumes, après une hausse jusqu'au milieu des années 1990, revient à un niveau comparable à celui des années 1988, avec 2330 ha dont près de 2000 ha en clémentines. En 2000, la production de clémentines représente 85% de la production totale d'agrumes.
Sources : RGA1988 - Recensement agrumes 1994 - Enquêtes vergers 1992-97
Production et surfaces en Clémentines depuis 1988
| Production de Clémentines (tonnes) | Surfaces en Clémentines (ha) | |||||
| Années | Corse-du-Sud | Haute-Corse | Région Corse | Corse-du-Sud | Haute-Corse | Région Corse |
| 1988 |
500 |
24000 |
24500 |
60 |
1980 |
2040 |
| 1989 |
720 |
30000 |
30720 |
60 |
2180 |
2240 |
| 1990 |
350 | 19200 |
19550 |
50 |
2115 |
2165 |
| 1991 |
500 |
28400 |
28900 |
50 |
2147 |
2197 |
| 1992 |
400 |
28300 |
28700 |
50 |
2098 |
2148 |
| 1993 |
600 | 28300 |
28900 |
50 |
2163 |
2213 |
| 1994 |
407 |
21600 |
22007 |
37 |
2213 |
2250 |
| 1995 |
370 | 26700 |
27070 |
37 |
2314 |
2351 |
| 1996 |
370 |
20500 |
20870 |
37 |
2457 |
2494 |
| 1997 |
296 |
22550 |
22796 |
37 |
2457 |
2494 |
| 2000 |
250 |
23530 |
23780 |
37 |
1953 |
1990 |
| 2001 |
250 | 16650 | 16900 | |||
Source : Statistiques agricoles annuelles / SDSA 2A - CSRSA Corse
La Clémentine Bio en chiffres
La production de clémentines est à l'origine du développement de l'Agriculture Biologique en Corse au milieu des années 80 dans la région de Bravone Moriani : elle est alors la 1ère production biologique de Corse et représente 90% de la production totale d'agrumes.
Les surfaces de clémentines bio ont régulièrement augmentées pour atteindre en 1988 une surface totale de 105 ha pour 14 agrumiculteurs. Aujourd'hui, en 2002, la surface de clémentines biologiques est de 82 ha.
7- LES SIGNES DE QUALITE
La filière agrumicole de Corse s'organise autour de l'APRODEC (Association pour la Promotion et la Défense de la Clémentine de Corse) : 156 agrumiculteurs, 6 Organisations de Producteurs, 19 Stations de conditionnement, , 2 pépiniéristes producteurs de plans de clémentiniers certifiés.
Depuis sa création, le 19 octobre 1999, l'APRODEC travaille, en collaboration avec ses partenaires (CEBFL, ODARC, Chambre d'Agriculture de la Haute-Corse, SRA INRA-CIRAD, LRDE INRA-SAD, DDAF, DRAF, DRCCF), sur trois dossiers :
- Une Indication Géographique Protégée (IGP) qui assure une protection de l'origine, en considérant que la clémentine de Corse bénéficie d'une réputation et de caractéristiques dues à des savoir-faire spécifiques.
L'aire géographique a été déterminée en fonction de critères pédo-climatiques bien précis.
Couplés à ce dossier IGP, deux cahiers des charges distincts qui permettront une valorisation optimale du produit :
- Une Certification Conformité Produit (CCP) pour un produit de référence « Clémentine de Corse » :
Au travers de ce cahier des charges, les professionnels s'engagent à promouvoir et à défendre une clémentine de qualité permettant de se positionner sur des segments de marché différents de ceux d'un produit standard notamment par les caractéristiques suivantes :- Fruits récoltés manuellement avec leurs feuilles ayant atteint leur coloration et leur maturité sur l'arbre,
- Analyses de maturité permettant de garantir un taux de jus et d'acidité caractéristique,
- Respect de délais courts entre la récolte et l'expédition,
- Absence de traitement chimique après récolte,
- Traçabilité du bloc fruitier jusqu'au consommateur.
A chaque étape de la vie du produit, de la mise en place culturale à la mise en vente au consommateur, des contrôles sont réalisés : le contrôle interne sous la responsabilité de l'APRODEC, le contrôle externe par l'organisme certificateur CERTIPAQ.
- Un Label Rouge pour un produit de qualité supérieure « Clémentine Fine de Corse ».
Des critères de sélection plus restrictifs, des tests organoleptiques, une date limite d'utilisation optimale (DLUO), une présentation commerciale spécifique feront de ce produit « la vitrine » de la Clémentine de Corse.
Les dossiers IGP et CCP sont actuellement en cours de validation, respectivement par l'Institut National des Appellations d'Origine (INAO) et la Commission Nationale des Labels et Certifications (CNLC).
La démarche qualité a montré une réelle prise de conscience de toute une filière et saura garantir une CLEMENTINE reconnue et appréciée par le consommateur.
8- LA CLEMENTINE ISSUE DE L'AGRICULTURE BIOLOGIQUE
En Corse, l'histoire de l'Agriculture Biologique a débuté au milieu des années 80 avec une dizaine d'agrumiculteurs de la région de Bravone-Moriani. La clémentine est alors la première production biologique de l'Ile et représente 90% de la production totale d'agrumes.
Les surfaces en clémentine bio ont régulièrement augmenté pour atteindre en 1998 une surface totale de 105 ha pour 14 agrumiculteurs. Aujourd'hui en 2002, la surface en clémentine bio est de 82 ha.
La filière biologique se structure autour de deux organismes : une coopérative et un organisme de développement agricole. La coopérative, Aliméa, est fondé en 1986 dans le but de créer un outil afin de favoriser la commercialisation, le conditionnement et l'exportation des produits biologiques corses.
L'organisme de développement, le Civam Bio Corse voit le jour en 1992. Il est créé par les professionnels de la filière bio pour les représenter, les informer et les former et pour mettre en œuvre le programme de développement de la filière biologique.
La culture biologique des clémentines corses est basée sur le respect des équilibres écologiques entre le sol et la plante.
Par conséquent, les engrais chimiques ou pesticides de synthèse sont proscrits car destructeurs de la faune et la flore utiles présentes à l'état naturel. La fertilisation est exclusivement organique (compost, guano, tourteau de ricin, farine de plume). L'utilisation d'engrais vert (vesce, luzerne, avoine, trèfle, lupin, ...) consiste à enherber les vergers de clémentiniers avec des plantes améliorant la structure du sol, apportant de l'azote comme les légumineuses et limitant le lessivage du sol. Cette masse végétale est régulièrement broyée pour limiter la concurrence avec les arbres. Laissée sur place, elle va composter en surface et enrichir le sol en matière organique.
La récolte s'étale de mi-octobre à fin février. Les fruits sont récoltés à maturité et ne sont pas stockés de façon prolongée. Ils ne sont pas soumis à un traitement à l'éthylène visant à provoquer artificiellement une coloration orange intense et homogène de l'épiderme.
La clémentine biologique de Corse conserve jusque sur la table du consommateur une feuille adhérente et brillante. Ce détail est un indicateur fiable de sa fraîcheur, critère important pour profiter pleinement de sa richesse en vitamines et de la saveur d'un agrume cueilli à maturité.
9- L'INTERET NUTRITIONNEL ET DIETETIQUE
La "vitamine C plaisir" de l'hiver
La clémentine est précieuse en hiver pour fournir un apport appréciable de vitamine C (la vitamine anti-fatigue et anti-agression).
Avec deux clémentines (environ 100 g net), on reçoit déjà plus de 40 mg de vitamine C, soit la moitié de l'apport quotidien recommandé. Et tout le monde les aime, car elles sont faciles à éplucher, et bien agréables à déguster, au petit déjeuner, en dessert à la fin du repas, ou en petite collation gourmande...
Se reminéraliser... sans calories superflues !
Ce petit agrume fournit également un complément très utile en minéraux et oligo-éléments. En particulier en calcium, en magnésium et en fer. Et cela sans aucune surcharge calorique : 50 kcalories pour deux clémentines, cela ne représente que 2 à 3 % à peine du total énergétique de la journée
Une parfaite tolérance
La clémentine est très bien tolérée par tous les convives, même par ceux ayant un système digestif délicat (personnes âgées, convalescents, jeunes enfants).
En effet, sa saveur est particulièrement douce, et ses fibres tendres n'irritent pas la muqueuse digestive. Son jus peut d'ailleurs être proposé très tôt aux jeunes bébés, dans le cadre de la diversification de l'alimentation.
POUR RESUMER
La clémentine, petit agrume "sympa" de l'hiver, contribue à la recharge de l'organisme en vitamine C (elle en renferme 41 mg aux 100 g) et en nombreux minéraux et oligo-éléments.
Très bien tolérée par tous les convives (grâce à sa saveur particulièrement douce, et à ses fibres très tendres), elle constitue un dessert ou une collation gourmande appréciée, et très modérément calorique : en effet, deux clémentines n'apportent pas plus de 50 kcalories!
BON A SAVOIR
Le parfum si caractéristique de la clémentine est dû notamment à des essences et huiles essentielles que renferment de petites "poches" (appareils sécréteurs) présentes dans l'écorce du fruit. Il suffit de presser légèrement cette écorce pour projeter dans l'atmosphère ces substances fortement odorantes.
Les composés aromatiques nombreux de la clémentine sont de nature chimique différente, constitués de mélanges complexes, comprenant des terpènes très abondants (tels les limonènes : C 10 H 16), des aldébydes (comme le citral : C 10 H 160), des esters, des bétérosides (naringosides, citroflavonoïdes, hespérosides...). Ils contribuent à donner à la clémentine son parfum et sa saveur caractéristiques.
La clémentine, comme d'ailleurs les agrumes en général est considérée comme une bonne source de pectines. Mais ces fibres solubles sont en fait concentrées dans la peau (et dans les pépins éventuellement présents), et n'ont donc pas de réel intérêt nutritionnel lorsqu'on consomme ce fruit.
CONNAISSANCE NUTRITIONNELLE
COMPOSITION MOYENNE* DE LA CLEMENTINE
pour 100g net (partie comestible)
| COMPOSANTS | (g) | variations possibles (g) |
| Glucide | 10,4 | 8 - 14,2 |
| Protides | 0,7 | 0,6 - 0,7 |
| Lipides | 0,2 |
0,1 - 0,3 |
| Eau |
86,9 |
80 - 88 |
| Fibres alimentaires |
1,4 |
0.9 - 1.9 |
| MINERAUX | (mg) |
variations possibles (mg) |
| Potassium | 145 | 103 - 250 |
| Phosphore | 15 | 9 - 30 |
| Calcium | 26 | 14 - 108 |
| Magnésium | 11 | 8 - 14 |
| Sodium | 3 | 1 - 6 |
| Chlore | 4 | - |
| Bore | 0,09 | - |
| Fer | 0,35 | 0,1 - 1,1 |
| Cuivre | 0,03 | 0,01 - 0,09 |
| Zinc |
0,1 | 0,08 - 0,11 |
| Manganèse | 0,04 | 0,03 - 0,04 |
| Nickel | 0,003 | 0,001-0,004 |
| Fluor |
0,01 | - |
| Iode | tr. | - |
| Sélénium | tr. | - |
| VITAMINES | (mg) | variations possibles (mg) | apports quotidiens conseillés pour l'adulte (mg)** |
| Vitamine C (ac. ascorbique) | 41 | 20 - 62 | 110 |
| Provitamine A (carotène) | 0,3 | 0,07 - 0,81 | 2,8 |
| Vitamine B1 (thiamine) | 0,08 | 0,02 - 0,16 | 1,3 |
| Vitamine B2 (riboflavine) | 0,04 | 0,02 - 0,15 | 1,6 |
| Vitamine B3 ou PP (nicotinamide) | 0,3 | 0,16 - 0,5 | 14 |
| Vitamine B5 (ac. pantothénique) | 0,2 | - | 5 |
| Vitamine B6 (pyridoxyne) | 0,04 | 0,02 - 0,07 | 1,8 |
| Vitamine B8 (biotine) |
0,001 | - | 0,005 |
| Vitamine B9 (ac. folique) | 0,026 | 0,015 - 0,033 | 0,3 |
| Vitamine E (tocophérols) | 0,55 | - | 12 |
Apport énergétique : kcalories : 46 - kJoules : 192
* Il s'agit d'une composition moyenne donnée à titre indicatif: les valeurs sont à considérer comme des ordres de grandeur susceptibles de varier selon les variétés, la saison, le degré de maturité, les conditions de culture, etc.
D'après: « Répertoire général des aliments », REGAL (1995) - « Fruits exotiques » (1993) ; « Composition des aliments », Souci, Fachmann et Kraut ; "The Composition of Foods", Mc Cance et Widdowson.
** D'après « Apports nutritionnels conseillés pour la population française » , CNRS-CNERNA - Dupin et coll. 1992.
10- QUELQUES RECETTES ...
SALADE EXOTIQUE DE CLEMENTINES
Ingrédients: 1 noix de coco, 2 cœurs de palmiers, 1 avocat, 3 clémentines de Corse, 1 citron, huile d'olive, sel et poivre.
Ouvrir la noix de coco, en extraire le liquide et la pulpe. La couper en tranches fines. Peler l'avocat et le couper en dés. Couper les cœurs de palmiers en tranches fines, peler les clémentines et séparer les quartiers. Préparer une vinaigrette avec le jus de citron, 4 cuillerées de lait de coco et 4 d'huile. Saler. Mélanger tous les fruits et verser dessus la sauce vinaigrette. Ajouter le poivre et laisser macérer jusqu'au moment de servir
SALADE DE CLEMENTINES
Ingrédients: 500 gr. de cresson, 3 côtes de céleri, 1 concombre, 4-5 clémentines de Corse, 1 oignon rouge en rondelles, 1/2 tasse de noix broyées, huile, sel.
Couper les clémentines en quartiers. Ajouter le céleri et le concombre coupé en tranches. Assaisonner selon les goûts
SAUTE DE PORC AUX CLEMENTINES
pour 4 personnes
Préparation 30 minutes, cuisson : 45 +3 +2mn.
Ingrédients : 500 g de palette de porc, 4 belles échalotes, 40 g de margarine allégée 60% de MG, 500g de clémentines, 3 oranges à jus, 40 g de sucre, 1 c. à soupe de Grand Marnier, bouquet garni, sel, poivre.
Dégraissez et découpez la palette en dés. Epluchez et émincez les échalotes. Préchauffez une cocotte et faites-y dorer le porc, ainsi que les échalotes, avec 20 g de margarine. Lavez les oranges, pressez-les et versez dans la cocotte les 2/3 du jus obtenu. Ajoutez le bouquet garni, le Grand Marnier, le set le poivre. Couvrez, laissez mijoter sur le feu très doux pendant 45 mm. Un quart d'heure avant la fin de la cuisson, lavez et épluchez les clémentines. Séparez leurs quartiers que vous débarrassez de leur peau blanchâtre. Préchauffez une grande poêle à revêtement anti-adhésifs sur feu doux : faites dorer précautionneusement, dans le reste de margarine, les quartiers de clémentines. Répartissez-les ensuite avec le pic dans les assiettes de service, que vous réservez au chaud. Placez le sucre dans un moule quelconque et humectez-le du peu de jus d'oranges restant. A l'aide d'un gant de cuisine isolant, placez le moule au-dessus de la flamme de la cuisine, afin de réaliser un caramel. Dès que le caramel blondit, ajoutez le reste du jus d'oranges. Répartissez le caramel dans les assiettes de service.
GATEAU CORSE A LA CLEMENTINE
Pour 6 personnes préparation 30 minutes
2 clémentines, 6 œufs, 500 g de brocciu frais, 125 g de sucre en poudre, huile, sucre glace, sel fin
Laver les clémentines, les essuyer et râper leur zeste.
Casser les œufs et séparer les blancs des jaunes.
Mélanger dans une terrine les jaunes et le sucre, travailler vivement le mélange jusqu'à consistance mousseuse. Mettre de côté les blancs d'œufs. Verser le broccio dans une grande terrine, le casser et l'émietter le plus finement possible avec une fourchette de façon à obtenir une pâte fine et onctueuse.
Presser le jus d'une clémentine dans une tasse et le filtrer pour éliminer les pépins. Incorporer progressivement le broccio au mélange jaunes - sucre.
Ajouter le zeste des clémentines et le jus. Fouetter les blancs en neige ferme avec une pincée de sel et les incorporer.
Préchauffer le four à 150°
Verser la pâte dans un moule à manqué huilé faire cuire dans le four à 180° C 30 minutes sortir le gâteau du four, le démouler et laisser tiédir. poudrer de sucre glace.
Servir à température ambiante.
11- LES PARTENAIRES
CENTRE INRA de CORSE
CENTRE de RECHERCHES INRA de CORSE
20230 SAN GIULIANO
Tél. : 04 95 59 59 59
Fax : 04 95 59 59 05
e-mail :
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L'Institut National de la Recherche Agronomique est un Etablissement Public national à caractère Scientifique et Technologique (EPST), placé sous la double tutelle des ministères chargés de la recherche et de l'agriculture.
Les activités de recherche de l'INRA s'appliquent aux domaines de la production agricole et de sa transformation, de la gestion de l'espace rural et des ressources naturelles, et de l'alimentation de l'homme.
Tout en contribuant aux missions nationales de recherches de l'INRA, le Centre de Corse a su développer et préserver des actions à finalité régionale très forte.
Sur la base d'une problématique scientifique qui s'articule autour de la qualité des produits et du développement territorial des secteurs de production à la fois dans le domaine végétal et animal, le Centre de Corse a développé deux pôles de compétence qui sont :
- Les Agrumes (Station de Recherches Agronomiques INRA-CIRAD, San Giuliano),
- Elevage et ses produits (Laboratoire de Recherches sur le Développement de l'Elevage, Corte).
La création de synergies locales avec les différents partenaires de la recherche, de l'enseignement supérieur et agricole, du développement et des milieux socio-professionnels, la mobilisation sur des programmes d'intérêt méditerranéen jugés prioritaires par les interlocuteurs régionaux, l'intensification des relations avec la CTC et la CEE à travers des conventions pluriannuelles qui s'exercent dans le cadre des Contrats de Plan et des Initiatives Communautaires, sont autant d'éléments clés dans l'action régionale du Centre.
Le Centre de Corse, le plus petit des Centres INRA régionaux, il représente un potentiel humain de 65 personnes, dont 17 scientifiques et ingénieurs. Il est constitué de deux Unités de recherche et d'une Unité d'appui à la recherche (SDAR). Le directeur des SDAR assiste le Président de Centre dans ses missions et exerce des responsabilités qui lui sont propres en matière de gestion administrative et financière, depuis le 1er juillet 2002 ce service a sous sa responsabilité les services communication, informatique, documentation et formation permanente.
Les PRINCIPAUX THEMES des deux Unités de Recherche
(Station de Recherches Agronomiques SRA - INRA-CIRAD) A SAN GIULIANO
- Actions pluridisciplinaires concernant les Agrumes, principale production fruitière de l'île.
- Caractérisation et gestion des ressources génétiques agrumes (collection internationale de 1200 variétés)
- Création de variétés et porte-greffe
- Amélioration sanitaire du matériel végétal
- Etude des facteurs du rendement et de la qualité des fruits
- Appui à la filière « clémentine » en matière de modèles de référence pour la Corse (en partenariat avec l'AREFLEC).
(Laboratoire de Recherches sur le Développement de l'Elevage - LRDE) à CORTE
- Qualifier les races animales locales et les produits régionaux : enjeux et conditions des reconnaissances officielles.
- Définition des fromages et construction de leur territoire de production
- Territorialisation des Politiques Agri-Environnementales en zone de montagnes méditerranéennes
- Conception et Médiation dans les processus d'organisation
CIVAM BIO CORSE
Civam Bio Corse
Pôle agronomique
20230 San Giuliano
Tél. : 04 95 38 85 36
Fax : 04 95 38 85 69
Email :
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LE CIVAM BIO CORSE : AIDER ET DEVELOPPER
Le Civam Bio Corse est la structure de développement de l'agriculture biologique en Corse. Créée en 1992, elle porte quatre missions prises en charge par cinq salariés.
Gestion administrative et financière/Compost : V. DUNATTE
CTE/Elevage : K. TOMASI et R. NICOLAI
CTE/Arboriculture : G. BENAOUF
Promotion et communication : E. CLAUDET
Les missions :
- Diffuser les connaissances techniques, économiques et sociales nécessaires aux agrobiologistes toutes mentions confondues
- Former les agriculteurs et les agents du secteur agricole
- Elaborer et mettre en œuvre le programme de développement de la filière agrobiologique
- Animer des actions favorisant la pratique de l'agriculture respectueuse de son environnement.
Les actions :
- Formation : organisation de stages de formation destinés aux agriculteurs désireux de connaître l'AB mais aussi pour les agrobiologistes afin d'approfondir leurs connaissances et de perfectionner leurs pratiques.
- Information : promotion des produits bio de Corse dans les foires, diffusion d'un bulletin d'information trimestriel « la lettre du Civam Bio Corse » ainsi qu'un « Info » mensuel à l'usage des producteurs biologiques, réalisation d'un « guide des produits Bio Corse » (parution été 2002) et d'un site internet : www.agriculturebio.com, réalisation d'un fond documentaire consultable sur demande.
- Animation : réalisation des Contrats Territoriaux d'Exploitation pour les conversions vers l'AB, suivi et appui techniques des agriculteurs en conversion
- Développement : création d'un plate-forme de compostage en agriculture biologique dont la commercialisation a débuté en 2001. Mise en place d'un circuit agro-éco-touristique avec les agrobiologistes ayant un projet de diversification touristique (vente à la ferme, accueil, restauration, randonnée,...). Actuellement, 12 fermes sur toutes la Corse constituent le réseau.
Le Conseil d'administration est structuré avec des représentants de chaque secteur agricole :
Présidente : C. Rollin
Vice président : P. Porruncini
Secrétaire : J. Giovanetti
Trésorier : P. Berghman
Autres membres: A. Von Keyserlingk, J.Y. Foignet, J.G. Dumont, M. Prietto, G. Boucher, J. Abatucci, P.Meynier.
ODARC
HISTORIQUE
En 1982, dans le cadre de la politique de décentralisation, la Corse est dotée de nouvelles institutions. C'est ainsi que naît l'Office du Développement Agricole et Rural de Corse (O.D.A.R.C..). Le 26 juin 1992, l'Assemblée de Corse approuve le statuts du nouvel Office du Développement Agricole et Rural de Corse.
ODARC
Avenue P. Giacobbi
BP 618 - 20601 BASTIA CEDEX
Tél : 04 95 30 35 30
Fax : 04 95 33 86 05
NATURE JURIDIQUE
L'Office du Développement Agricole et Rural de Corse est créé sous la forme d'un établissement public à caractère industriel et commerciale (EPIC), doté de la personnalité civile et de l'autonomie financière sur lequel la Collectivité Territoriale de Corse exerce son pouvoir de tutelle.
MISSIONS
Elles sont définies par l'article 65 de la loi du 13 mai 1991 : « L'Office du Développement Agricole et Rural de Corse est chargé, dans le cadre des orientations définies par la Collectivité Territoriale de Corse, de la mise en œuvre d'actions tendant au Développement de l'agriculture et à l'équipement du milieu rural.
FONCTIONNEMENT
L'Office est présidé par un conseiller exécutif désigné par le président du Conseil Exécutif.
Il est administré par un conseil d'administration composé de 35 membres associant des élus de l'Assemblée de Corse et de la profession agricole.
CONTROLE
Le contrôle de la Collectivité Territoriale de Corse est exercé, chacun en ce qui le concerne, par le président du Conseil Exécutif et la commission de contrôle des offices instituées par l'Assemblée de Corse.
ACTIVITES DE L'OFFICE
Elles découlent des missions qui sont dévolues à l'Office par les textes officiels.
Opérations à caractère agricole et rural
Il s'agit de tous les travaux d'équipement et de modernisation des exploitations agricoles et des industries agroalimentaires
Expérimentation et études agronomiques
L'Office gère deux stations d'expérimentation agricole et réalise des essais chez les agriculteurs.
Opérations à caractère forestier
L'Office conseille, par ses compétences techniques, la Collectivité Territoriale de Corse dans toutes ses prises de position relatives à la forêt et participe, en collaboration avec l'ensemble des partenaires au développement de la forêt
Le pastoralisme et la prévention des incendies
L'Office est chargé de la mise en œuvre d'un programme régional d'expérimentation et de travaux dans le cadre de la prévention contre les incendies. :.
La mission analyse et prospective
Cette mission est chargée de la réflexion prospective dans les divers domaines du développement agricole et rural en particulier dans l'élaboration des stratégies micro-régionales, ainsi que de la mise en œuvre des programmes de développement des filières de production auprès d'organismes professionnels locaux en liaison avec les Offices par produits dont l'ODARC est le représentant en Corse.
Les missions d'ORASEAC
L'Office exerce les compétences dévolues au CNASEA, en tant qu'Organisme Régional pour l'Aménagement des Structures des Exploitations Agricoles qui sont plus précisément liées à l'installation, la modernisation et le développement ainsi qu'à l'aménagement et la gestion de l'espace rural.
Président : Jean Claude BONACCORSI
Directeur : Henri SALVAT
APRODEC
APRODEC
Maison de l'Agriculture
15, avenue Jean Zuccarelli
20200 BASTIA
Tél. : 04 95 31 89 37
Fax : 04 95 91 74 34
e-mail :
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L'APRODEC : Association pour la Promotion et la Défense de la Clémentine de Corse
L'association a été créée en octobre 1999 dans le but de fédérer les professionnels de la filière agrumicole Corse et d'engager une démarche volontaire et collective, pour valoriser la qualité des clémentines dans l'intérêt de tous. L'APRODEC est donc mandatée pour instruire et déposer :
- Deux dossiers de qualité :
- Certification de Conformité Produit (CCP) correspondant au produit de référence,
- Label Rouge (LR) pour un produit de qualité supérieure.
- Un dossier d'Origine : Indication Géographique Protégée (IGP).
Les objectifs :
Décider et mettre en oeuvre toute action de promotion et de défense de la clémentine de Corse allant dans le sens des orientations validées par l'Assemblée Générale constitutive.
Instruire et défendre tout dossier de certification concernant un signe officiel de qualité, national ou communautaire (Certification de Conformité Produit, Indication Géographique Protégée, Label Rouge) pour la clémentine de Corse.
Après l'attribution de ces signes, de veiller au respect des règles établies.
Préparer, encourager, soutenir la création et le fonctionnement d'autres organisations économiques et techniques intéressant ses adhérents à l'objet de l'association.
Représenter et défendre les intérêts du produit « Clémentine de Corse » devant tous les Pouvoirs Publics et la Justice.
Les missions :
Suivre et déposer les dossiers concernés par la démarche qualité, avec l'aide de CERTIPAQ (Organisme Certificateur) : Certification de Conformité pour la Clémentine de Corse, Label Rouge pour la Clémentine fine de Corse, dépôt du dossier IGP Clémentine de Corse.
Assurer un lien étroit entre l'APRODEC et les agents devant assurer les contrôles internes :
- Notification des mesures correctives mises en place par les professionnels afin de lever les écarts,
- Conseil auprès des différents adhérents afin de faciliter le travail du professionnel engagé dans la démarche qualité ...
Réaliser une partie des contrôles internes (qualification des stations de conditionnement).
Participer au groupe de travail mettant en place la communication (affiches, documents de presse, suivi législatif des étiquetages ...)
Les missions sont prises en charge par la salariée de l'association en étroite collaboration avec les membres actifs du Conseil d'Administration de l'ARPODEC.
L'association est dirigée par un Conseil d'Administration composé de seize membres justifiant soit de la qualité de producteur de clémentines (14) soit de celle de pépiniériste producteur de plants de clémentiniers (2) :
Président : Jean Paul Mancel
Vice-présidentes : Jeanne Giudicelli, Marie Rose Fernandez
Secrétaire : Raymond Lescombes
Trésorier : Bruno Welshinger
Secrétaire adjoint : Ange Maestrini
Trésorier adjoint : Jean François Mariani
Membres : Jean André Cardosi, Jean Guy Dumont, Philippe Jean-Mistral, Vincent Mariani, François Mela, Pierre Paul Monteil, Henri Mucchieli, Rémi Viala, Jean François Robaglia.
Embauche d'une salariée à compter du 1er janvier 2001 : Françoise Piazzoli
AREFLEC
Association Régionale d'Expérimentation Fruits et Légumes En Corse + Pôle Agronomique, lieu dit Pianicce
20230 SAN GIULIANO
( 04 95 38 99 00 Fax : 04 95 38 92 69
e-mail :
Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.
L'AREFLEC : est une Association Régionale d'Expérimentation sur les Fruits et Légumes En Corse, elle est régie par la loi de 1901, sous convention tripartite AREFLEC/INRA/CTIFL, son Conseil Scientifique décide des programmes expérimentaux, le Conseil d'Administration, composé de représentants de la profession agricole (Coopératives, Chambres d'Agriculture, Comité économique, Syndicats professionnels, Producteurs) statue sur les programmes techniques et financiers, l'Assemblée Générale entérine ces mêmes programmes qui sont ensuite agrées par le COSTEC et la Commission Nationale de Programmation.
SES MISSIONS :
Créée en 1982 à l'initiative des producteurs régionaux de fruits et légumes, elle a pour principale mission d'établir des références techniques sur les cultures fruitières et légumières intéressantes pour l'économie de la Corse.
Elle a en outre un rôle de "Veille technologique".
Elle s'est fixée les objectifs de mener dans la région corse toutes actions de recherche et d'expérimentation pour améliorer et développer la production du secteur Fruits.
LES MOYENS DE DIFFUSION :
Les expérimentations menées à l'AREFLEC donnent lieu à des comptes-rendus annuels, des publications, des journées techniques, des expositions et présentations des espèces étudiées, des journées de formation sont organisées auprès des étudiants, professionnels, techniciens. Par ses résultats l'AREFLEC participe à l'alimentation du réseau ORYX.
LES ESPECES ETUDIEES ET THEMES D'EXPERIMENTATION
Arboriculture :
Depuis 2000 la priorité est donnée aux espèces qui sont cultivées dans l'île à savoir les Amandes, les Agrumes (clémentines et pomelos) et le Kiwis ainsi que l'Abricotier, le Cerisier, le Pêcher
Thèmes : Adaptation pédoclimatique des espèces étudiées, étude des combinaisons porte-greffes les plus performantes, recherche des modes de conduites valorisant la culture , diminution des charges de main d'œuvre, recherche d'une plus grande rapidité de mise à fruits, obtention de fruits de très bonne qualité, gestion des irrigations, techniques de taille....
Maraîchage : principalement l'artichaut
Thèmes : Obtention d'hybrides par l'intermédiaire des maisons grainières. Etude du comportement variétal, définition des calendriers de productions, recherche des techniques culturales adaptées à l'espèce et au contexte économique.
LE DOMAINE ET LE PERSONNEL :
Surface totale : 29 ha, bâtiments administratifs et techniques, laboratoire, hall de conditionnement, chambre froide, système d'irrigation, système de fertirrigation (maraîchage).
L'équipe de L'AREFLEC est composée d'un ingénieur fruits mis à disposition par le CTIFL, un chef de culture, cinq ouvriers qualifiés, une secrétaire, et le Président : Jean-Claude RIBAUT.
LE FINANCEMENT :
Fonds européens 40 %, ONIFLHOR 35 %, Région 5%, Autofinancement 20% (cotisations et vente de produits)
NOS PARTENAIRES :
Relations nationales : INRA, CTIFL, Stations Régionales d'expérimentations.
Relations locales : ODARC, INRA-CIRAD, Chambres d'Agriculture, CEBFL, Service de la Protection des Végétaux, Groupements de Producteurs. CHAMBRE D'AGRICULTURE de la HAUTE CORSE
Ses missions :
Deux grandes missions sont assurées par la Chambre d'Agriculture : tout d'abord une mission consulaire puisqu'elle représente les ‘intérêts agricoles auprès des Pouvoirs Publics'. A ce titre, elle donne des avis et émet des vœux sur toutes les questions agricoles. Sa deuxième mission, qui est plus directe, est une mission d'intervention grâce à l'appui des services techniques dans différents domaines tels que :
- le développement agricole
- le soutien aux exploitations
- la vulgarisation des techniques agricoles modernes
- la recherche et les tests d'innovations à adopter aux conditions locales
- la diffusion des connaissances à travers des démonstrations ...
Les services techniques :
Véritables outils de développement agricole, les services techniques sont animés par des techniciens spécialisés dans différentes filières. Ces filières, dont certaines constituent une partie du patrimoine insulaire, véhiculent à travers leurs produits, un savoir faire typique et une identité culturelle. Elles sont à la fois adaptées et intégrées au tissu économique local.
Les services généraux :
Ils assurent le fonctionnement général de l'Etablissement, ils comprennent une section gestion du personnel et du matériel, une section Formation, Information, Emploi (formation et information externe)
- Le service d'utilité agricole de l'élevage : SUAE
Il a en charge des filières bovine, ovine, caprine et porcine, la transformation des produits, le conseil sanitaire, l'identification Pérenne et Généralisée des bovins et petits ruminants, le Contrôle Laitier. Ce service (productions animales) intervient notamment en conseils et suivis techniques, en transformation fermière et mise aux normes, en pathologie sanitaire, en structuration et modernisation des exploitations d'élevage, en appui au montage des dossiers de primes... - Le service d'utilité agricole de développement : SUAD
Il a en charge les filières viticulture, arboriculture (agrumiculture et autres fruitiers, oléiculture, castanéiculture), maraîchage. Outre l'acquisition et la vulgarisation des références techniques, les expérimentations, la protection de l'environnement, l'appui aux projets individuels ou collectifs, ce service assure un rôle essentiel dans la démarche qualité des productions végétales du département, dans la rénovation de la châtaigneraie et de l'oléiculture et dans la conduite raisonnée des cultures ... - Le service d'aménagement et gestion de l'espace rural : SAGE
Il a en charge la réalisation et l'accompagnement de projets de développement, le développement local, l'animation rurale, l'aménagement du territoire (le foncier, les AFP , les POS ...), l'environnement et les CTE, l'agrotourisme, les références technico-économiques, et enfin, l'appui juridique agricole et le droit rural. Dans la majorité des cas, il réalisera ses missions en partenariat permanent avec tous les techniciens des différents services. - Le service d'utilité agricole de gestion : SUAG
Ce service a en charge la tenue et la gestion des comptabilités des exploitants agricoles et de leur groupement et plus particulièrement les comptabilités au forfait et les déclarations TVA. Il apporte des conseils de gestion, juridiques et fiscaux. Ce service assure également le fonctionnement du Centre de Formalités des Entreprises, le CFE. En application du décret du 19 juillet 1996, la Chambre d'Agriculture a en effet créé son CFE début novembre 1998. Comme le font déjà les chambres de Commerce et celles des Métiers pour les commerçants et les artisans, le CFE permet aux agriculteurs d'effectuer en une seule fois et en un seul lieu, l'ensemble des déclarations concernant : - Une création, installation ou reprise par le conjoint dans le cadre individuel ou lors de remise en place d'une forme sociétaire.
- Une modification : transfert de siège social, modification statutaire, ouverture d'un établissement secondaire, changements d'activités importantes.
- Une cessation d'activité : retraite, décision d'arrêt d'exploitation ou mise sous forme sociétaire pour une exploitation individuelle, dissolution de société.
Le rôle du CFE est purement administratif. Il informe les exploitants, centralise les documents, vérifie qu'ils sont complets, et les transmet aux services concernés (Impôts, MSA, INSEE, GREFFES des TRIBUNAUX)
COMPLEXE D'ENSEIGNEMENT AGRICOLE DE BORGO MARANA
Président : Anne-Marie NATALI Directeur : Pascal LANTERNIER
HISTORIQUE
Crée il y a plus de trente ans à proximité immédiate de Bastia, l'espace dont disposait alors l'établissement a très vite été insuffisant pour assurer les missions définies par le Ministère de l'Agriculture. L'établissement occupe depuis 1991 ses nouveaux locaux sur la commune de Borgo.
NATURE JURIDIQUE
L'Etablissement Public Local d'Enseignement et de Formation Professionnelle Agricole (E.P.L.E.F.P.A.) est doté de la personnalité juridique, de l'autonomie financière et pédagogique.
MISSIONS
Les 5 missions des EPLEFPA ont été définies par la loi d'orientation agricole n°99-574 du 09 Juillet 1999.
- L'enseignement et la formation professionnelle.
- La coopération internationale.
- Le développement et l'animation rurale
- L'expérimentation
- L'insertion professionnelle
FONCTIONNEMENT
L'EPLEFPA est doté d'un Conseil d'Administration, organe délibérant. Le CA est le support essentiel de l'exercice de la personnalité juridique ainsi que de l'autonomie financière, pédagogique et technique de l'établissement.
CONTROLE
Il est soumis à 3 autorités de contrôle :
- L'autorité académique :Elle est exercée par le Directeur Régional de l'Agriculture et de la Forêt. Elle veille à ce que les prérogatives et les responsabilités de l'état soient assurées en matière de fonctionnement du service public de l'enseignement.
- La Collectivité Territoriale de Corse : Collectivité de rattachement de l'E.P.L.E.F.P.A., elle exerce ses prérogatives tant en matières de formation initiale qu'en matière de formation professionnelle continue et d'apprentissage.
- Le représentant de l'état : Le préfet de région exerce le contrôle de légalité sur les actes de l'EPLEFPA.
ACTIVITES
Les activités de l'EPLEFPA découlent des missions précisées de par la loi d'orientation agricole de 1999. Ces activités sont réalisées par chacun des 4 centres constitutifs de l'établissement.
- Le Lycée Professionnel Agricole.(L.P.A.)
Son champ d'intervention est principalement celui de la formation initiale dans les secteurs de la production agricole et de l'aménagement de l'espace. L'établissement prépare les élèves aux diplômes suivants : B.E.P.A. et Baccalauréat Professionnel. - Le Centre de Formation Professionnelle et de Promotion Agricole (C.F.P.P.A.)
Le champ d'intervention du C.F.P.P.A. est celui de la formation des adultes. Des stages préparant à des diplômes allant du niveau C.A.P. au niveau Baccalauréat sont proposés dans les secteurs de la production agricole, de l'aménagement de l'espace et de l'agroalimentaire.
Demandeurs d'emploi et actifs ont accès aux différentes formations proposées par le centre. - Le Centre de Formation d'Apprentis :
Le champ d'intervention du C.F.A. est celui de la formation par le voie de l'apprentissage. Destinée aux jeunes âgés de 16 à 25 ans, les formations proposent une alternance entre le centre de formation et l'entreprise ou l'exploitation qui emploie l'apprenti.
Des formations sont proposées pour des niveaux allant du C.A.P. au B.P. Elles recouvrent les secteurs de l'aménagement, des métiers du cheval et de la production agricole. - L'exploitation agricole :
L'orientation de l'exploitation agricole est donnée par le conseil d'exploitation qui définie des projets de production, de formation et de développement, projets qui sont ensuite présentés en CA.
De manière transversale, les 4 centres constitutifs de l'EPLEFPA assurent parallèlement les 4 autres missions que sont
- La Coopération internationale avec l'Institut Technique Agricole de Souilha (Région de Marrakech) porte sur des aspects pédagogiques et techniques (agriculture durable)
- L'expérimentation concerne actuellement un travail réalisé avec la profession et divers organismes portant sur la conduite raisonnée d'un verger de clémentiniers.
- Le développement et l'animation rurale se traduisent par la participation de l'établissement à différentes manifestations professionnelles.
- L'insertion professionnelle concerne les publics adultes, apprentis et jeunes. La mission de l'EPLEFPA débute à la phase d'accueil, positionnement, orientation. Elle se poursuit par la phase de formation et par le suivi des apprenants. L'évolution rapide des métiers et des compétences conforte cette nouvelle mission des E.P.L.E.F.P.A.




